La thérapie cognitives : L'auto-observation
La thérapie cognitive sert à aider les patients à transformer leur façon de penser, à ne plus interpréter la situation de manière dysfonctionnelle. Par exemple, en voyant un chien, le patient pense directement que le chien va le mordre. L’objectif de ces séances est de modifier la manière de penser.

L'essentiel à retenir
- L'assistant IA Camille accompagne le patient sans jugement, comme une personne de confiance.
- Face à une situation anxiogène, des pensées dysfonctionnelles déclenchent le système de protection qu'est l'anxiété.
- La première étape de la thérapie cognitive est l'auto-observation : identifier ses pensées anxieuses.
- La thérapie cognitive se déroule en 3 séances : l'auto-observation, le détective, puis générer une interprétation réaliste.
1. Comment ça se passe ?
Lors d'une situation bien précise, par exemple pour les personnes souffrant de cynophobie le patient quand il verra le chien il va tout de suite penser qu'il va le mordre. Les pensées dysfonctionnelles vont envahir le patient au moment de la situation et vont déclencher le système de protection qui est l'anxiété. Elle est due à une interprétation erronée de la personne qui s'est crue en danger. Son mécanisme de protection s'active car elle s'estime être en danger. Le but de la thérapie cognitive est de les aider au travers de 3 étapes.
Dans cet article, nous verrons la première étape qui consiste à retrouver un point de vue plus réaliste et plus équilibré de la situation. L'idée est d'aider les patients à retrouver des pensées plus saines. Par exemple : Le chien va venir, il va me renifler et il va repartir.
2. La première étape
La première étape de la thérapie cognitive (restructuration cognitive) est de prendre conscience de ses pensées lorsqu'il est anxieux lors de la situation, le but étant d'être observateur de soi-même. Quand le patient est dans une situation qui provoque de l'anxiété, il faut qu'il se pose la question : J'ai peur qu'il se passe quoi ?
Idéalement, pour bien formuler les pensées de catastrophe, il est utile de formuler des phrases conjuguées au futur proche de l'indicatif. Par exemple : je vais perdre mon travail, mes enfants vont être malades. C'est la première étape de la thérapie cognitive. Si on veut modifier ses pensées, il faut d'abord les identifier. Généralement, on fait cela lors de la deuxième séance.
Une fois que les patients ont bien compris et identifié leurs pensées, vous devez les rassurer. Cela fait des années que vos patients entretiennent cette habitude et n'ont pas forcément conscience qu'elles précédent l'anxiété. Leurs missions est d'en prendre conscience.
3. Le déroulement des séances de thérapie cognitives
La thérapie cognitive doit être divisée en 3 séances pour permettre aux patients de s'en imprégner pleinement.
- 1 séance : L'auto-observation,
- 2 ème séance : Le détective
- 3èmes séance : Générer une interprétation réaliste
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FAQ sur la thérapie cognitive et la réalité virtuelle
Qu'est-ce qu'une pensée dysfonctionnelle en thérapie cognitive ?
Une pensée dysfonctionnelle est une interprétation erronée d'une situation, perçue comme dangereuse alors qu'elle ne l'est pas. Elle envahit le patient au moment de l'exposition et déclenche le mécanisme de protection de l'anxiété. La formuler au futur proche aide à l'identifier clairement.
Quel est le rôle de l'assistant IA Camille pendant la thérapie ?
L'assistant IA Camille accompagne le patient sans jugement pendant les expositions. Il représente une personne de confiance à laquelle le patient peut se confier, en complément des personnages virtuels présents dans les scènes.
À quel moment le praticien identifie-t-il les pensées du patient ?
L'identification des pensées catastrophiques a généralement lieu lors de la deuxième séance. Le patient formule ses pensées au futur proche de l'indicatif, par exemple je vais perdre mon travail, afin de les rendre explicites avant de les modifier.
Comment rassurer un patient après l'identification de ses pensées anxieuses ?
Le praticien explique que ces pensées relèvent d'une habitude ancienne, souvent inconsciente, qui précède l'anxiété. Prendre conscience de ce mécanisme constitue la mission du patient avant d'aborder les étapes suivantes de la thérapie cognitive.
Quels modèles théoriques complètent cette étape de thérapie cognitive ?
Cette première étape peut être approfondie avec le modèle neurobiologique de Gray et le modèle cognitif de Beck. Ces modèles éclairent les mécanismes de l'anxiété et appuient le travail de restructuration cognitive engagé lors de l'auto-observation.
Pourquoi le patient doit-il se demander ce qu'il redoute exactement ?
Cette question aide le patient à devenir observateur de ses propres pensées lors d'une situation anxiogène. Elle permet d'identifier précisément la pensée catastrophique sous-jacente, avant de la remettre en question dans les séances suivantes.
Auteur
C2Care






