Journée nationale de l'hypersensibilité

Cette journée est l’occasion de revaloriser l’hypersensibilité. Lancée par Saverio Tomasella, elle permet de mieux informer les dirigeants sur les caractéristiques et modalités de l’hypersensibilité. Ils représentent un quart de la population, ils seraient près de 10 millions en France. Il faut donc désormais rendre compte des problèmes spécifiques des hypersensibles et de leur place dans la société.

C2Care
18 juillet 20247 min de lecture

L'essentiel à savoir

  • L'hypersensibilité n'est pas une pathologie : absente du DSM, c'est un trait de caractère, à ne pas confondre avec l'anxiété, la dépression ou le TDAH.
  • Elle ne dépend pas du genre : hommes et femmes ressentent autant d'émotions, malgré les stéréotypes de virilité.
  • Le cerveau hypersensible traite l'information sensorielle de façon plus intense, sans sens plus performants que la moyenne.
  • Travailler sa confiance en soi ou suivre une thérapie (TCC, hypnose, EMDR, TERV) aide à mieux vivre son hypersensibilité.

1. ÊTRE HYPERSENSIBLE DANS CE MONDE

Une des plus grandes difficultés rencontrées par les hypersensibles est le regard empli de jugement porté sur eux.

Douillet, faible, sensible, pleurnichard… Le vocabulaire employé autour de ce mot montre bien le point de vue froid que peut avoir la société face à l'expression émotionnelle.

Depuis 2019, le terme hypersensible fait parler ; impliquant une déculpabilisation et une sensibilisation aux valeurs émotionnelles que peuvent porter les personnes sur eux-mêmes et/ou sur leur entourage.

"Qui suis-je ? Pourquoi je suis comme ça ? Suis-je normal.e ?"…

Tous ces questionnements impliquent qu'il est primordial de se rendre compte que ces interrogations ne sont pas nées du trait de caractère en question, mais de l'image que renvoie la société en général. Au fond, au-delà de la difficulté à vivre avec ce trop-plein émotionnel, c'est le jugement des autres et donc le jugement sur soi qui pèse.

Se protéger du regard des autres, apprendre à se défaire de l'image sociale imposée est un des premiers pas vers l'acceptation de soi et donc, vers un meilleur vécu de son hypersensibilité.

2. CE N’EST PAS UNE PATHOLOGIE

Vous avez bien lu. L’hypersensibilité n’est pas spécifiée dans le DSM car elle n’est pas une maladie, elle n’est pas pathologique : c’est bel et bien un trait de caractère.

Helen Aaron parle de “tempérament” mais beaucoup d’autres psychologues commencent à être en désaccord et donc à déconstruire les idées de cette dernière qui semblent être assez bancales et contradictoires.

Par ailleurs, Helen Aaron aurait créé un auto-questionnaire qui ne mesurerait pas l’hypersensibilité, même si le titre indique cette idée elle reste davantage sur une base de sensibilité.

N’oublions pas que ce questionnaire est un auto-questionnaire, ce qui implique que l’effet Barnum va être indubitablement présent.

L’effet Barnum est un biais cognitif (ainsi qu’une technique de manipulation) qui conduit un individu à considérer une description générale et floue de traits de personnalité comme s’appliquant précisément à sa propre personnalité.

La conséquence inévitable de ce questionnaire assez connu est que des personnes souffrant de diverses pathologies, difficultés ou troubles ne sont pas pris en charge, ou diagnostiqué. Telle que les phobies, l’anxiété, la dépression, une personnalité état-limite (borderline), une bipolarité, un TDAH, etc. ou bien vont laisser de côté des schémas à travailler telle que la peur de l’abandon voire une dépendance affective cachée. Au niveau organique, des personnes peuvent ressentir les symptômes similaires à l’hypersensibilité pour des personnes ayant des troubles du sommeil, de la thyroïde, un trouble des menstruations qui va justement influencer sur les émotions.

Il est donc important d’aller consulter un professionnel et d’établir un vrai diagnostic en amont.

3. HYPERSENSIBLE : CE N’EST PAS UNE QUESTION DE GENRE

Communément, il est dit que les femmes sont plus sensibles que les hommes. 

Pourtant, ressentir est le propre de l’humain, quel que soit son genre ; et il en va de même pour les excès d’émotions. Malheureusement, la sensibilité est associée à un trait féminin, et pas toujours pour le meilleur.

Nous pouvons vous assurer que les hommes sont touchés, eux aussi, par ce trait de caractère saillant. Du fait de cette société qui impose une “virilité masculine”, le caractère hypersensible de l’homme peut être censuré de leur propre chef pour essayer de se fondre dans la masse. 

Ce qui importe ici, c’est de déconstruire les stéréotypes car ressentir est au cœur du fonctionnement humain.

4. UN CERVEAU EN SURRÉGIME ?

Chez les personnes hypersensibles, les sensations et les émotions sont décuplées. Pour autant, contrairement à ce que l’on pourrait supposer, les organes des sens n’ont pas de facultés supérieures. Vos cinq sens sont particulièrement réactifs et sensibles : c’est plus particulièrement un défaut d’inhibition (latente) des stimuli extérieurs. Vous percevez des stimuli qui échappent à la plupart des gens et il est même fréquent que les manifestations sensorielles issues de l’environnement deviennent envahissantes. Vous n’avez ni l’acuité visuelle du lynx, ni la finesse de l’odorat d’un chien !

La singularité des hypersensibles résulte d’un traitement de l’information plus efficace, multiple et d’une activation cérébrale plus importante lors de stimulations sensorielles. Vous pourrez vous amuser à essayer de voir par ce questionnaire si vous avez ce super pouvoir.

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5. EN CONCLUSION : SOYEZ VOUS-MÊME, ET BIENVEILLANT ENVERS VOUS-MÊME

"Hypersensible ou non, ceci n’a pas besoin d’être une étiquette qui guide la vie d’une personne. Hypersensible ou non, il est toujours possible de travailler sur sa confiance en soi, sur son affirmation de soi, sur la communication affirméel’autodétermination. L’hypersensibilité ne doit pas être une fin en soi, elle ne doit pas être un frein dans votre vie, mais une force.

“Je suis angoissé.e parce que je suis hypersensible”. 

Il est toujours possible de changer ses croyances afin de se détacher de peurs, de schémas qui nous empoisonnent la vie.
Un suivi avec un psychologue peut vous amener à une vie quotidienne plus saine et vous amener à inculquer un mantra, une auto-motivation qui peut perdurer aussi longtemps que VOUS le souhaitez.
Que ça soit par la relaxation, l’hypnose, la méditation en pleine conscience, l’EMDR ou la thérapie cognitivo-comportementale, les moyens sont multiples mais il est important que vous trouviez la thérapie alternative qui vous convienne.

La TERV (Thérapie Par Exposition à la Réalité Virtuelle), aide à exposer la personne progressivement – et en toute sécurité – à différents types d’environnements. Ceci vous permettra de travailler sur vos difficultés in virtuo, avant l’exposition en réalité.

Une thérapie qui se veut bénéfique et respectueuse de l’évolution de chacun."

FAQ sur la journée nationale de l'hypersensibilité

Pourquoi utiliser la réalité virtuelle dans le champ de la santé mentale ?

La réalité virtuelle permet une exposition graduée et contrôlée à des stimuli anxiogènes, dans un cadre sécurisé et reproductible. Elle favorise l'engagement du patient grâce à l'immersion et permet au praticien d'adapter chaque exercice aux besoins spécifiques du patient.

Depuis quand cela existe ?

C2Care expérimente ses logiciels de réalité virtuelle auprès d'hôpitaux depuis 2016. Cette collaboration avec le milieu hospitalier a permis d'affiner progressivement les environnements immersifs proposés, ainsi que les protocoles d'exposition graduée destinés aux praticiens et à leurs patients.

La réalité virtuelle peut-elle être dangereuse ?

La réalité virtuelle peut provoquer un cybermalaise chez certaines personnes : nausées, désorientation ou fatigue visuelle passagères. Ce phénomène concerne environ 10% des utilisateurs et cesse généralement à l'arrêt de la séance. En dehors de cela, aucun danger particulier n'est rapporté.

Quelles sont les pathologies pouvant être traitées en réalité virtuelle ?

La réalité virtuelle est utilisée pour traiter les troubles anxieux (phobies, stress post-traumatique, troubles obsessionnels compulsifs), les addictions, les troubles de l'humeur et en remédiation cognitive. Le choix du protocole dépend du diagnostic établi au préalable par un praticien.

Est-ce que je peux avoir des nausées en utilisant le casque ?

Certaines personnes peuvent ressentir des nausées, un phénomène appelé cybermalaise, qui concerne environ 10% des utilisateurs. Ces sensations sont généralement passagères et cessent à l'arrêt de la séance ou après une courte pause.

Qui peut utiliser la réalité virtuelle pour soigner ?

Les praticiens tels que psychologues, psychiatres et ergothérapeutes utilisent la réalité virtuelle dans leur pratique clinique. Elle est déployée au sein d'établissements de santé comme les CHU, hôpitaux, cliniques, EHPAD ou centres de soins de suite et de réadaptation.

Ai-je accès à tous les environnements ?

Oui, tous les environnements proposés par C2Care sont regroupés au sein d'une seule application. Le praticien peut ainsi naviguer librement entre les différentes scènes selon les besoins de chaque patient, sans changer de logiciel.

Qui dois-je contacter si j'ai des problèmes de logiciel ?

Le service technique de C2Care est joignable via le live chat de votre plateforme de contrôle. En cas de panne du casque, un diagnostic est établi avec vous, et le matériel défectueux est remplacé sous 48 heures si nécessaire.

Auteur

C2Care

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